Changer ? Demain !

« La transformation personnelle doit nous permettre de passer de la confusion à la connaissance, de l’asservissement à la liberté intérieure. Son but est l’accomplissement du bien d’autrui. » Matthieu Ricard.

Une phrase comme il en existe peu, comment décrire ce formidable levier qu’est le changement en conscience : la connaissance, la liberté intérieure et le bien d’autrui.

Le changement est cette pelote de laine qui est toute emmêlée en soi, c’est tous ces petits brins que nous avons laissés de côté au fil des années et que nous avons mis dans notre sac à dos. Et un jour, on se rend compte que ce sac est tellement lourd que nous n’arrivons plus à avancer. Mais pas question de le lâcher sinon il revient avec encore plus de poids. On a déjà essayé, on est parti en vacances, et la rentrée est de plus en plus difficile.

Ce qui est troublant est que nous avons très souvent les solutions mais nos tentatives restent infructueuses, ou on n’ose pas aller plus loin, la peur du pas tout de suite, « ce week-end partons faire un tour à la mer », fuyons ! On va remettre à une date ultérieure cette possibilité d’avancer, car on avance encore.

Puis survient un « bobo », un mal, au début anodin qui vous envoie le signal stop ! Mais « tout va bien, je vais bien » ce n’est qu’un poignet, une cheville, un genou, et puis ma famille, mon entreprise a besoin de mes services. Et ça se gâte ! Tout autour de moi ils continuent d’avancer et on fait des efforts inhumains pour suivre, pour survivre. Alors nous allons prendre soin de nous une pincée de tai-chi avec un zeste de Yoga, le soir on s’endort avec la voix Christophe André, et on respire : « je suis vivant » ! Mais nous n’avançons toujours pas et nous avons mal, on se rigidifie, on s’enferme.

Et puis un jour qui n’est pas comme un autre, au détour d’une rencontre, d’une pensée, d’une réflexion, on se dit « je suis à la croisée d’un chemin, et suis prosterné car je n’arrive plus à avancer ; je suis en panne sur le côté de l’autoroute, je dois appeler un dépanneur ». Voici votre début de changement en conscience.

Plus on est seul et en panne sur l’autoroute moins on est sur « l’accomplissement du bien d’autrui », car dans notre moteur qu’avons-nous besoin pour avancer comme le dirait Martin Seligman « la gratitude » et à la manière de Matthieu Ricard « de notre liberté intérieure ». On parle beaucoup d’écologie aujourd’hui mais tellement peu d’écologie intérieure. Des petites questions auxquelles nous nous devons de répondre à nous-même :

  • « Qu’est-ce que j’aime faire ? »
  • « Ou sont mes zones de conforts ? »
  • « Qu’est ce qui m’empêche de prendre soin de moi ? »
  • « Mon dernier café à une terrasse à prendre le temps de regarder passer les gens, c’était quand ? »
  • « La dernière fois où j’ai éteins mon téléphone et j’y ai pris du plaisir ?»
  • « Mon dernier éclat de rire ? »

Nous avons tous beaucoup de responsabilités envers les autres, familiales, entrepreneuriales, managériales, mais avant tout et afin de pouvoir justement remplir ces responsabilités-là, prenons soin de nous 🙂